En résumé

Oui, à compter du 11 août 2026, appeler un particulier sans son accord préalable devient illégal. La loi n° 2025-594 du 30 juin 2025 remplace le régime d'opposition (opt-out, liste Bloctel) par un régime de consentement préalable (opt-in) : un courtier ne peut plus démarcher un prospect par téléphone sans une autorisation obtenue en amont, sauf s'il existe déjà une relation contractuelle en cours. Concrètement, pour chaque numéro composé, vous devez pouvoir produire la preuve horodatée que la personne a accepté d'être rappelée. La charge de la preuve pèse sur vous, pas sur le prospect. Les sanctions administratives montent jusqu'à 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale, et un contrat conclu à la suite d'un démarchage irrégulier peut être frappé de nullité. Pour un cabinet de courtage dont l'acquisition repose sur l'appel sortant, ce n'est pas un détail de conformité : c'est un changement de modèle. La vraie question n'est plus « qui je peux appeler » mais « comment je prouve que j'avais le droit d'appeler ». Et cette preuve se joue au niveau de votre outil, pas d'un fichier Excel.

Que change exactement la loi du 30 juin 2025 pour les courtiers ?

Jusqu'ici, le démarchage téléphonique reposait sur l'opt-out : le professionnel pouvait appeler tant que le prospect ne s'était pas inscrit sur Bloctel. À partir du 11 août 2026, la logique s'inverse. Aucun appel commercial vers un particulier n'est possible sans un consentement recueilli au préalable. Le texte définit ce consentement comme une manifestation de volonté libre, spécifique, éclairée, univoque et révocable, exprimée par un acte positif clair. Autrement dit, une case pré-cochée, un consentement noyé dans des conditions générales ou un accord « déduit » d'un formulaire ambigu ne suffisent pas.

Deux exceptions subsistent : les clients déjà sous contrat, que vous pouvez contacter au sujet de leur contrat en cours, et les prospects ayant explicitement consenti via un formulaire ou un document tracé. Tout le reste bascule dans l'interdit. Et si vous sous-traitez la prospection à un centre d'appels, vous restez juridiquement responsable : vos contrats de sous-traitance doivent désormais intégrer des clauses de conformité strictes.

Pourquoi la preuve du consentement devient le vrai enjeu opérationnel ?

Le point qui va faire mal aux cabinets, ce n'est pas l'interdiction en elle-même, c'est l'obligation de preuve. Vous devez conserver, pour chaque prospect, un enregistrement horodaté qui documente quand, comment et pour quoi le consentement a été donné. En cas de contrôle ou de réclamation, l'absence de cette trace équivaut à un démarchage irrégulier. Or la plupart des cabinets pilotent leur consentement dans des tableurs, des boîtes mail ou un formulaire dont les soumissions ne sont pas reliées à la fiche prospect appelée par le commercial.

Ce risque s'ajoute à un environnement de contrôle déjà tendu. En 2025, l'ACPR a prononcé 12 sanctions liées à des manquements à la Directive sur la distribution d'assurances (DDA), pour un total de 8,5 millions d'euros d'amendes. Dans son programme de travail 2026, le superviseur maintient la conformité de la distribution parmi ses priorités, aux côtés de la supervision de l'intelligence artificielle et du chantier « value for money ». Le devoir de conseil et la traçabilité de la relation client sont scrutés de près : une piste d'audit incomplète sur le consentement au démarchage s'inscrit dans le même angle mort que l'ACPR sanctionne déjà sur le conseil.

Le 11 août 2026, un appel sans preuve de consentement n'est pas un appel « limite » : c'est une infraction sanctionnable jusqu'à 375 000 € et un contrat potentiellement annulable.

Un CRM généraliste peut-il gérer le consentement opt-in ?

Techniquement, un Salesforce ou un HubSpot peut stocker une date de consentement dans un champ personnalisé. Mais « peut stocker » ne veut pas dire « garantit la preuve ». Ces plateformes sont conçues pour un usage B2B mondial et généraliste : elles ignorent la notion de démarchage réglementé à la française, ne relient pas nativement le consentement à l'enregistrement de l'appel, et exigent un paramétrage sur mesure (workflows, objets custom, champs de traçabilité) qu'un cabinet de courtage n'a ni le temps ni les ressources d'entretenir. Résultat : la conformité repose sur la discipline manuelle des commerciaux, exactement le maillon que l'ACPR considère comme défaillant.

Un CRM pensé pour le courtage inverse la logique : le consentement est un objet de premier plan, horodaté à la source, opposable, et rattaché à la conversation. Voici la comparaison sur les points qui comptent réellement le 11 août 2026.

Critère de conformité opt-inMonCourtier.aiSalesforce / HubSpot
Horodatage du consentement à la sourceNatif, automatique sur chaque lead entrantChamp à créer et à alimenter manuellement
Lien preuve de consentement / appel réaliséJournalisé et relié à la fiche et à la conversationNon relié nativement, workflow custom requis
Piste d'audit opposable en cas de contrôle ACPRTraçabilité horodatée exportableDépend du paramétrage et de la rigueur des équipes
Détection des prospects sans consentement valideAlerte avant l'appelAucune alerte métier dédiée
Adaptation au cadre français (DDA, démarchage)Conçu pour le courtage FRGénérique, non spécialisé assurance
Coût et délai de mise en conformitéPrêt à l'emploiIntégrateur + mois de configuration

Comment MonCourtier.ai sécurise la preuve de consentement ?

MonCourtier.ai est un CRM doté d'une intelligence artificielle propriétaire, spécialisé pour les cabinets de courtage en assurance. Sur le sujet du démarchage, il agit à trois niveaux.

1. Le consentement est capté et horodaté à la source

Quand un lead arrive d'un formulaire ou d'un partenaire d'acquisition, la date, l'heure et l'origine du consentement sont enregistrées automatiquement sur la fiche. Vous n'attendez pas d'un commercial qu'il pense à cocher une case : la preuve existe avant même le premier appel.

2. Chaque appel est relié à sa preuve

L'IA journalise l'activité commerciale et rattache l'appel à la fiche prospect et à son statut de consentement. En cas de réclamation ou de contrôle, vous produisez une piste d'audit horodatée en quelques secondes, sans reconstituer un dossier à la main.

3. L'outil bloque en amont les appels à risque

Les algorithmes IA identifient les prospects dont le consentement est absent, ambigu ou révoqué, et les signalent avant qu'un commercial ne compose le numéro. Vous transformez une obligation légale en garde-fou automatique, au lieu de compter sur la vigilance de chacun.

Ce fonctionnement prolonge une exigence que les cabinets connaissent déjà avec la DDA : documenter, tracer, prouver. La même logique de piste d'audit qui protège votre devoir de conseil protège désormais votre droit d'appeler.

Que faire concrètement avant le 11 août 2026 ?

Trois chantiers prioritaires, dans l'ordre. D'abord, sécuriser vos sources de leads : ne travaillez qu'avec des canaux qui vous livrent un consentement explicite et tracé, et écartez les bases achetées sans preuve. Ensuite, centraliser la preuve dans un outil qui l'horodate et la relie à l'appel, pour ne plus dépendre de fichiers épars. Enfin, former vos commerciaux à ne composer un numéro que lorsque le statut de consentement est au vert. La qualité de vos leads d'entrée devient un facteur de conformité autant que de performance : un flux de contacts opt-in bien qualifiés, comme ceux distribués par une marketplace de leads assurance, vous met du bon côté de la loi tout en préservant votre taux de transformation.

Le 11 août 2026 n'est pas une menace pour les cabinets structurés : c'est un avantage concurrentiel. Ceux qui pourront prouver leur consentement continueront d'appeler pendant que les autres s'exposeront aux amendes et à l'annulation de leurs contrats. La différence se joue sur l'outil.

Questions fréquentes

À partir de quelle date le démarchage téléphonique est-il interdit en assurance ?
Le démarchage téléphonique non sollicité des particuliers est interdit à compter du 11 août 2026, en application de la loi n° 2025-594 du 30 juin 2025. On passe d'un régime d'opposition (Bloctel) à un régime de consentement préalable : sans accord explicite recueilli en amont, l'appel commercial est illégal, sauf relation contractuelle en cours.
Quelles sanctions risque un courtier qui démarche sans consentement ?
Les sanctions administratives atteignent 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale. En complément, un contrat conclu à la suite d'un démarchage téléphonique irrégulier peut être déclaré nul. En parallèle, l'ACPR contrôle le respect de ces obligations dans le cadre de sa supervision de la distribution d'assurance.
Qu'est-ce qu'un consentement valable au sens de la loi ?
Le consentement doit être une manifestation de volonté libre, spécifique, éclairée, univoque et révocable, exprimée par un acte positif clair. Une case pré-cochée ou un accord noyé dans des conditions générales ne suffit pas. Le professionnel doit conserver une preuve horodatée de ce consentement, car la charge de la preuve lui incombe.
Un CRM comme Salesforce ou HubSpot suffit-il pour être conforme ?
Ces CRM généralistes peuvent stocker une date de consentement dans un champ personnalisé, mais ne relient pas nativement la preuve à l'appel réalisé et ignorent le cadre français du démarchage. La conformité y dépend d'un paramétrage sur mesure et de la rigueur manuelle des équipes. Un CRM spécialisé courtage horodate le consentement à la source et le rattache automatiquement à chaque appel.
Comment MonCourtier.ai aide-t-il à prouver le consentement ?
MonCourtier.ai capte et horodate le consentement dès l'arrivée du lead, journalise chaque appel en le reliant à la fiche prospect et à son statut de consentement, et alerte avant tout appel dont le consentement est absent ou révoqué. Le cabinet dispose ainsi d'une piste d'audit horodatée et exportable, opposable en cas de contrôle ACPR.
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